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Industrie + écologie = fabrication additive ?

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La fabrication additive est-elle la clé d’une industrie responsable ?

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Depuis 1900, l’industrie qui représente 1/5e du total des émissions de GES (gaz à effet de serre) de l’économie française, a réduit son empreinte Carbonne de 45%. Soit 4 fois plus que le reste de l’économie nationale globale. Pourtant nous parlons encore de plus de 80 millions de tonnes de CO2 rejetés dans l’air par nos industries. Dans le palmarès des industries les plus polluantes on retrouve en première place les transports, l’industrie manufacturière, l’agriculture suivie de près par l’industrie énergétique. Nous parlons ici des émissions de GES (gaz à effet de serre) sans prendre en compte l’empreinte Carbonne qui tient compte des importations.

Les objectifs que la France s’est fixé sont loin d’être atteints malgré un réel effort des industriels. Le constat est sans appel, pour réduire efficacement l’empreinte Carbonne de l’industrie française afin d’avoir un impact positif sur le réchauffement climatique, elle doit générer une baisse de 4% par an de ses GES jusque 2030 par rapport à 2015. Aujourd’hui, elle n’en est qu’à 1% par an.

Le sujet de durabilité ne fait plus partie d’un objectif à long terme que doivent se fixer nos industriels mais bien partie intégrante des enjeux stratégiques nationaux. Aujourd’hui, la transition énergétique repose en majorité sur les enjeux climatiques des industriels. L’amélioration de cet effet Carbonne doit se positionner sur des progrès techniques visant à neutraliser la pollution et à améliorer les processus de fabrication.

Parmi les nombreuses solutions qui contribuent à l’avènement d’une industrie responsable, une technologie nous parait être clé : l’impression 3D.

Un changement nécessaire en cours

Une évolution qui s’opère soit par la force des choses et soit par pure volonté ou vision d’innovation. Sans tomber dans une  certaine défiance, au-delà des bonnes volontés, la plupart des entreprises industrielles sont contraintes de s’adapter à un monde qui évolue vite et de manière imprévisible.

Crises sanitaires, guerres, réchauffement climatique sont tout autant de facteurs externes que la plupart des entreprises doivent subir et affronter. De ces situations en résultent des hausses de coûts pharamineuses (ex : cout du métal), des problèmes d’approvisionnement (ex : électronique), des haussent des couts de transport etc. Tout cela nuit fortement à l’activité des industries françaises et mondiales.

Nous vivons une époque qui remet en question les méthodes considérées acquises depuis longtemps et qui échaudent jusqu’aux fondations des entreprises manufacturières. L’heure est plus que jamais à l’adaptation, l’agilité et à l’optimisation.

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La fabrication additive, une source de solutions ?

Parmi les technologies de l’industrie du futur (4.0), l’imprimante 3D est un outil d’excellence pour gagner en autonomie, en agilité, en rentabilité tout en respectant l’environnement. Longtemps bornée au simple prototypage rapide, l’impression 3D permet de fusionner le meilleur de deux mondes trop considérés comme distincts, la rentabilité financière et l’écologie.

Supprimer le coût à l’entrée (et relocaliser ?)
    • Au contraire de l’injection de matière, la fabrication additive n’a aucun coût de lancement et les prix sont linéaires. Vous pouvez produire dès la première pièce sans investir des sommes importantes dans un moule. Vous bénéficiez d’un prix stable et durable. En alliant la FA aux solutions d’automatisation il est aisé d’imaginer un retour d’usines initialement délocalisées pour des raisons de coûts.
Supprimer les transports logistiques :
    • Faire venir les marchandises par avion, bateau ou train depuis l’autre bout du monde est un non-sens écologique. Tout autant plus que les couts et délais continus d’augmenter très fortement chaque jour. L’impression 3D offre la possibilité de supprimer purement et simplement le transport de marchandises en digitalisant celui-ci. N’envoyez plus un produit physique dans un container mais son plan numérique par courriel. Réception instantanée pour un impact environnemental nettement meilleur.
Fabriquer à la demande :
    • Ne produisez plus des millions d’objets identiques pour des millions de personnes différentes. Le consommateur d’aujourd’hui change d’avis facilement et est influencé constamment. Produire d’importantes quantités et les stocker est un véritable risque quand on observe l’évolution des modes de consommation. L’impression 3D permet de fabriquer des objets à la demande et de supprimer les risques de stock par la digitalisation des plans. Une conception sur mesure favorise également une amélioration de la durée de vie d’un produit.
Optimiser les lignes de production :
    • Quand bien même les méthodes traditionnelles s’avèreraient plus adaptées, la fabrication additive est un outil idéal pour le lean manufacturing. Grâce à elle, vous pouvez améliorer en continu vos lignes de production afin de réduire le temps de mise sur le marché d’un produit, optimiser au maximum la consommation de matière première et supprimer des nombreux déchets de production. C’est également l’occasion de réaliser des économies drastiques sur tous les outillages (méthodes, métrologie…).
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Sans oublier l’élimination des matières excédentaires et par principe, la diminution des déchets industriels. Ou encore les bénéfices de la conception générative pour l’optimisation des pièces.

L’impression 3D n’est pas encore parfaite

La fabrication additive n’est pas une solution 100% verte mais elle y travaille. Comme toutes technologies, elle nécessite de grandir sur cet aspect. Notamment quant à sa consommation en énergie, le cadre d’utilisation des matériaux ou encore son besoin d’extraction de matières premières pour l’impression 3D métal. Cependant l’agence fédérale de l’environnement (hyperlien : https://www.eea.europa.eu/) voit un réel potentiel aux nouveaux concepts de recyclage et insiste sur l’importance du cycle de vie des impressions.

On peut citer parmi elles la fabrication de matières en bioplastiques,  des machines de recyclage d’impressions pour recréer des filaments….  On assiste à une réelle volonté des acteurs de la fabrication additive de travailler ensemble pour faire de cette technologie un exemple en matière de développement durable. Pour exemple l’AMGTA (https://amgta.org/) promeut les avantages environnementaux de la FA. Son rôle est d’éduquer le public et les industriels aux avantages environnementaux positifs que peut avoir la FA sur les procédés de production. Elle tend à développer de meilleurs pratiques pour l’impression 3D industrielle.

La vision de notre fondateur :

« Il n’y a aucun doute que l’industrie doit s’adapter au monde de demain. Les enjeux économiques et environnementaux sont indéniables. Toutefois, nombreuses sont les entreprises qui ne réalisent pas que ce changement s’initie dès aujourd’hui. L’attentisme est un danger réel, les problèmes ne se résolvent pas par eux-mêmes. Ce n’est pas non plus aux générations futures de payer le prix de notre inaction. L’indécision doit faire place à l’action, c’est essentiel. Responsabilité environnementale et finance ne sont pas contraires, les nouvelles technologies sont toutes autant de solutions pour cela. Je crois intimement à l’émergence très prochaine d’une nouvelle industrie qui fera montre d’innovation, d’écologie, de modernité et de rentabilité. Nous avons les clés de succès, à nous d’ouvrir la voie. »

Mickael BOVAGNET, CEO d’Alsima

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